Vincent Ganaye

le petit Donon

12 Mars 2013, 21:34pm

Publié par vincent ganaye

 

 

Heimat,

 

Vingt ans à peine et jetés nus dans l’incertitude des plaines,

Au froid rapace de l’hiver, au feu brûlant du canon.

Vingt ans à peine, et le nom des enfants est déjà gravé dans la pierre,

Entre Donon et petit Donon, monts ronds, tels deux pays amis, perchés

Que l’on rêverait, en août, tendres et doux comme deux jeunes mamelles.

Leur cœur était ailleurs, tiré vers l’horizon rouge du soir par de frêles pensées consolantes,

Chassant le désespoir, bien loin, si loin du désir de Nation.

 

 

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Les 20 et 21 août 1914, le petit Donon vit la folie meurtrière de la grande guerre.
Pour près de 2000 hommes des troupes françaises et allemandes, il sera la fin du chemin.

 

 

 

 

 

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Anne 14/03/2013 08:55

Bien belle commémoration, de votre part,vos photos ont gelées ses moments de froideur.Merci pour ce jolie poème qui l'accompagne.

vincent ganaye 14/03/2013 18:48



merci beaucoup. J'aime beaucoup ce lieu façonné par l'histoire, encore un peu sauvage et qui offre de belles perspectives sur le massif des Vosges. Bien cordialement



Moïsette 13/03/2013 09:56

Bonjour
Bien triste poème et, maintenant les gens se plaignent de la neige. Une pensée pour tous ces poilus dans les tranchées pendant ces hivers glacials
Bonne journée

vincent ganaye 14/03/2013 18:42



Bonsoir,
Je ne sais si ce texte est triste mais il contient sans aucun doute toute l'émotion que ces lieux exceptionnels me révèlent - dans cet imposant silence d'un soir d'hiver - Aujourd'hui, c'est
vrai, la neige est devenue calamité nationale, dans quelques mois ce sera au tour du soleil, trop chaud, sans doute… Les poilus trouveraient certainement notre époque magnifique… Bonne soirée à
vous !